Maison du peuple de Bruxelles

Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB)

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LA CHARTE DE L’UPJB

Notre histoire

En 1939, à Bruxelles, des militants révolutionnaires juifs, immigrés en provenance d’Europe de l’Est, communistes ou issus des milieux antifascistes (anciens des Brigades Internationales, MOI, Patronatn, Kultur Farayn, YASK, Secours Rouge) se regroupent et créent Solidarité juive, Sol.

Sous l’occupation allemande, Solidarité juive est à l’origine de la création du Comité de Défense des Juifs, le CDJ. De nombreux militants combattent dans les rangs du Front de l’Indépendance, le FI.

Dès la libération, Solidarité Juive se constitue en ASBL sous le nom de Solidarité Juive A.V.O.N. (Aide aux Victimes de l’Oppression Nazie) et entreprend un important travail socioculturel de reconstruction de la vie juive détruite.

Solidarité Juive affirme son adhésion idéologique au communisme, notamment par le biais de sa presse, en Yiddish. Ses membres dirigeants sont quasi tous membres du PCB.

En 1969, Solidarité juive, affaiblie, décide avec quelques anciens des différentes générations de l’Union Sportive des Jeunes Juifs, (l’USJJ), l’Amicale des Moniteurs de ses colonies de vacances, le Comité des Parents et Amis de l’Union des Jeunes Juifs Progressistes (l’UJJP), de créer l’Union des Progressistes Juifs de Belgique, (l’UPJB), qui se détache du PCB mais reste fidèle aux valeurs de gauche.


Notre projet

L’UPJB est aujourd’hui une organisation juive militante ancrée dans le mouvement associatif progressiste.

Elle organise des débats ainsi que des activités culturelles et récréatives. Elle édite un mensuel, Points Critiques. Elle comprend un Club pour les aînés, le Club Sholem Aleikhem et un mouvement de jeunesse, l’UPJB-Jeunes.

l’UPJB est une organisation juive diasporiste. Par diasporiste, nous entendons que nous avons fait le choix de vivre là où le hasard des migrations de nos parents ou grands-parents nous a fait naître, sans avoir le regard rivé sur une quelconque mère patrie. C’est ici et maintenant que l’UPJB entend contribuer à l’enrichissement de la vie juive.

Elle a pour objectif la promotion et la transmission d’un judaïsme contemporain, laïque et progressiste, nourri par une histoire porteuse de culture et de valeurs particulières parmi lesquelles la responsabilité de l’Homme face à son destin, la prééminence de l’Homme sur les choses, de la pensée critique sur l’idéologie de pouvoir, l’esprit de solidarité et de justice, le devoir de mémoire…

Les principales fêtes juives sont évoquées ou célébrées d’un point de vue laïque et permettent d’évoquer la filiation entre l’histoire des Juifs et les combats à mener aujourd’hui. Les souvenirs des combats pour l’émancipation, contre l’antisémitisme, le fascisme, le nazisme, l’insurrection du ghetto de Varsovie ou la résistance à la déportation des Juifs de Belgique en constituent des moments importants. Les fêtes juives et les commémorations marquent le temps juif de l’UPJB.

En tant qu’association juive laïque et progressiste, l’UPJB est héritière d’une histoire et d’une culture spécifiques. Elle s’inscrit dans la tradition de défense des valeurs humanistes et universalistes, des droits civils et sociaux et des luttes contre toutes les formes d’injustice et de discrimination, tradition à laquelle les Juifs ont largement contribué en Europe.

En tant qu’association citoyenne, l’UPJB est résolument engagée dans la défense des valeurs démocratiques, ici et ailleurs, et dans la lutte contre tout ce qui pourrait les mettre en péril : apparition de nationalismes exacerbés, vecteurs de guerres, de discriminations diverses sur base ethnique, religieuse, politique ou philosophique ; montée du racisme, de la xénophobie et résurgence de l’antisémitisme ; exclusions sociales et citoyennes ; résurgence des thèses fascisantes ici et ailleurs ; négations des génocides des Arméniens, des Juifs, des Tsiganes ou des Tutsi du Rwanda.

Nous militons également en faveur d’une politique d’asile à visage humain dans une Europe qui a tendance à se replier de plus en plus sur elle-même, indifférente à la détresse de ceux qui viennent y chercher un peu de mieux-être ou qui fuient les persécutions dont ils sont victimes dans leur pays d’origine.

Fidèle à ces valeurs, l’UPJB rejette l’israélo-centrisme et le " patriotisme " pro-israélien de la plupart des institutions communautaires, que ce soit dans nos thèmes de réflexion, notre public, notre ancrage dans le monde associatif belge et bruxellois et, en particulier, nos actions sur l’interculturalité à Saint-Gilles.

Les gouvernements israéliens s’étant de tout temps arrogé le droit de parler au nom de l’ensemble du peuple juif, l’UPJB a depuis toujours eu le souci de faire entendre une autre voix juive dans le conflit israélo-palestinien dont l’origine remonte au plan de partage de novembre 1947, qui portait déjà en lui le déni des droits nationaux du peuple palestinien. Depuis 1967, l’UPJB dénonce la politique d’occupation et de colonisation des territoires annexés après la naissance de l’Etat hébreu. Elle se prononce en faveur d’un règlement juste du conflit israéalo-palestinien, qui garantisse la sécurité des deux peuples tout en prenant en compte la dramatique question des réfugiés palestiniens. Son engagement s’illustre notamment par un soutien actif aux organisations israéliennes et israéalo-palestiniennes ainsi qu’aux divers mouvements palestiniens de résistance non-violente à l’occupation qui oeuvrent en faveur de la paix et de l’application de droits égaux à tous les citoyens de l’Etat d’Israël, Juifs et Arabes.

Retenant de l’histoire, de la culture et de l’expérience juives toutes les valeurs de dignité, de responsabilité et de solidarité humaine, l’UPJB entend inscrire ses objectifs actuels dans un projet tendant à assurer la pérennité et l’épanouissement de notre judéité et de notre place dans la mouvance progressiste.

Plus d'informations sur le site de l'UPJB

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La Maison du Livre

logo-maison-du-livreLa Maison du Livre est une asbl bruxelloise ayant pour objet l’organisation d’activités centrées sur le livre et l’écriture. Elle est soutenue par la Communauté française de Belgique, la Région de Bruxelles-Capitale et la Commune de Saint-Gilles.

Installée dans un magnifique bâtiment art déco avec la bibliothèque communale de Saint-Gilles, c’est un lieu de décloisonnement, de convivialité et de rencontre ; elle est ouverte à tous les publics, à toutes les cultures, et à toutes les propositions.

Tout au long de l’année, le public est invité à visiter des expositions thématiques, à participer à des présentations d’ouvrages, des débats sur des thèmes de société, à assister à des lectures de textes ou de petits spectacles.

La Maison du Livre est aussi une maison de l’écriture. Ateliers et stages de tous niveaux sont proposés tout au long de l’année. Ces ateliers sont donnés par des professionnels de l’écriture.

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La charte des coopérateurs

Contexte historique de la création des Maisons du peuple

La crise économique qui frappe l'Europe en 1884 est particulièrement sévère en Belgique, la condition de la classe ouvrière y est plus difficile et la densité de la population plus élevée que dans tous les autres pays du continent. Le gouvernement libéral tombe en 1884, et avec lui disparaît le régime que le pays connaissait depuis qu'il avait gagné son indépendance vis-à-vis de la Hollande en 1830. Pendant que les catholiques établissent solidement leur pouvoir, les socialistes consolident leur mouvement et fondent en 1885 le Parti ouvrier belge.

Le 25 mars 1886, des émeutes éclatent dans la région de Charleroi et sont réprimées par l'armée avec une brutalité sans précédent. Ces événements dramatiques incitent quelques jeunes intellectuels à rejoindre le Parti ouvrier; parmi eux, trois avocats, Jules Destrée, Emile Vandervelde et Max Hallet. Ce sont ces trois mêmes intellectuels qui devaient, dix ans plus tard, persuader le comité exécutif du parti de confier la commande de la Maison du Peuple de Bruxelles à Victor Horta.

Les Maisons du Peuple apparaissent avant la naissance du P.O.B. Les premières ouvrent leurs portes à Jolimont en 1872, à Gand, au Vooruit en 1880, à Bruxelles en 1881, à Verviers en 1884…

Les Coopératives sont à leur origine. Celles-ci ont pour principale fonction, en Belgique, la distribution, aux prix les plus bas possible, de produits de consommation de premières nécessités et de bonne qualité. Elles se dotent rapidement d’un local pour accueillir leurs membres. Ce sont ces locaux qui donnent naissance aux Maisons du Peuple. Destrée écrivit à leur propos : «Tandis que la ménagère viendra y chercher le café et le sucre socialistes, le travailleur pourra en même temps venir y prendre la pensée socialiste ». C’est majoritairement dans ces « citadelles ouvrières », qui affirment la puissance grandissante du mouvement socialiste, que se développent une multitude d’activités éducatives et récréatives : fanfares, chorales, cercles dramatiques et sportifs, cours et formations, conférences, groupes de loisirs et de jeunes, réunions des différentes composantes du P.O.B.

Victor Horta et la Maison du peuple de Bruxelles

C’est dans ce contexte de crise économique, que se constitue en 1882 à Bruxelles une société coopérative ouvrière, la « Boulangerie ouvrière », dont le but est d’améliorer la situation matérielle de ses membres en fournissant du pain et, grâce à une caisse de secours, des soins médicaux. En 1883, la coopérative s’affilie au parti ouvrier belge; les réunions associatives, qui se déroulent d’abord au Cygne, Grand Place, ont lieu, dès 1886, dans une ancienne synagogue située rue de Bavière : c’est la première « Maison du Peuple », composée d’une salle de café, d’une salle de réunion, de bureaux et d’une salle des fêtes. D’autres activités s’ajoutent peu à peu à la boulangerie comme la vente de tissus et de denrées alimentaires.

En 1892, la coopérative prend le nom de Maison du Peuple, Société Coopérative ouvrière de Bruxelles. À l’étroit dans ses locaux de la rue de Bavière, elle décide de construire un nouvel édifice dont la réalisation est confiée à Victor Horta.

Construite rue Joseph Stevens, sur des terrains acquis par la société en 1895, la nouvelle Maison du Peuple, inaugurée en 1899 par Jean Jaurès, est l’une des œuvres maîtresse de l’architecte.

Cependant, la Maison du Peuple n’était pas une organisation purement commerciale. Ainsi, indépendamment de ses opérations d’achat et de vente, suivant le système de coopération Rochdalienne, la Maison du Peuple créait toutes les situations de nature à satisfaire aux besoins intellectuels, moraux et physiques de ses membres et poursuit par leur ensemble l’émancipation intégrale de la classe ouvrière.

Les premières initiatives d’actions éducatives et culturelles naissent de la combinaison d’initiatives : d’ouvriers qualifiés autodidactes qui réalisent les premiers journaux ouvriers, organisent des bibliothèques d’ateliers et conscientisent les ouvriers par la chanson ou le théâtre dans les cabarets. Jacob Kats, que l’on considère comme le premier animateur socio culturel, est de ceux-là.

Mais aussi, d’intellectuels progressistes qui publient des livrets éducatifs tels que « Le Catéchisme du Peuple » écrit par Defuisseaux, développent des universités populaires pour diffuser la science, la culture et les idées socialistes et collaborent avec des écrivains ou des musiciens à l’animation de soirées à la Section d’Art de Bruxelles pour sensibiliser le peuple à la création artistique.

Toutes les actions menées sont articulées sur les revendications du P.O.B. : il faut instruire et éduquer les ouvriers pour conquérir des droits économiques, sociaux et politiques. Il faut leur donner les moyens d’accéder à toutes les formes de savoirs de la classe bourgeoise.

La Centrale d’Éducation Ouvrière (CEO) est créée en 1911 par le P.O.B. avec l’aide financière de l’industriel Solvay. Plus tard, elle sera financée à la fois par le Parti et par les subventions publiques accordées « aux oeuvres complémentaires de l’école » par la loi Destrée de 1921.

Héritier d’une conscience culturelle héritée du compagnonnage, le mouvement ouvrier socialiste met en avant ses propres valeurs et propose un contre modèle social où « ceux qui n’ont rien » sont acteurs critiques plutôt que public endoctriné ou consommateur appâté.

Le concept d’éducation populaire, retenu dans les années trente comme outil d’intégration sociale par la démocratisation culturelle, fera place dans les années septante à celui d’éducation permanente par la démocratie culturelle articulée, selon l’esprit du décret de 1976, sur deux pôles: participation et critique sociale.

Le site maisondupeuple.be

Ce chef-d’œuvre de l’Art Nouveau a malheureusement été démoli en 1964, malgré de nombreuses protestations belges et étrangères.

Dans la continuité de ces combats historiques du mouvement ouvrier socialiste, pour plus d’égalité et de justice sociale, Présence et action culturelles (PAC) a proposé de créer une « Maison du peuple virtuelle », www.maisondupeuple.be. Comme à l’origine des Maisons du peuple, ce site sera lui aussi basé sur un modèle coopératif.

L’objectif du site maisondupeuple.be est de proposer et regrouper un ensemble d’activités qui ont lieu sur le territoire bruxellois à l’initiative d’une série de coopérateurs prônant les valeurs progressistes telles que la solidarité, l’égalité, la culture du dialogue, la citoyenneté et la démocratie.

L’objectif est d’ainsi contribuer à relancer un débat à gauche avec des espaces de liberté et de réflexion qui nourrissent l’action.

Les coopérateurs

La signature de la Charte est un acte contractuel. Par sa signature, toute partie prenante s’engage à mettre progressivement en œuvre les termes de la Charte et à déployer tous ses efforts pour les faire partager à ses réseaux et les traduire dans ses activités. Une évaluation de la Charte sera prévue annuellement.

Pour ce faire, les coopérateurs s’engagent à assurer la pérennité du projet et sa diffusion dans leurs réseaux.

Le site maisondupeuple.be est un site collectif qui ne dispose pas de service d’approbation des événements. Sont exclues les contributions jugées comme pouvant revêtir un caractère contraire aux lois en vigueur ou qui ne respecteront pas des critères éthiques tels que le respect d'autrui et de l'institution, la vie privée, les bonnes mœurs, la dignité humaine ou les contributions à caractère pornographiques, sexistes, racistes, antisémites ou homophobes.

Les coopérateurs s’engagent donc à respecter les règles d’utilisation communes.

Règles de gestion du site maisondupeuple.be

Mission des coopérateurs

Chaque coopérateur a pour mission de gérer ses événements, la mise en ligne de ceux-ci et de gérer leur compte utilisateur. Le login et mot de passe est délivré aux coopérateurs ayant pris connaissance et signé le présent document.

Le respect de la déontologie informatique

Chaque utilisateur s'engage à respecter les règles de la déontologie informatique et notamment à ne pas effectuer intentionnellement des opérations qui pourraient avoir pour conséquences de :

  • Masquer sa véritable identité
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  • Modifier ou détruire des informations ne lui appartenant pas
  • Accéder à des informations appartenant à d'autres utilisateurs sans leur autorisation
  • Interrompre le fonctionnement normal du réseau ou d'un système connecté ou non au réseau
  • Se connecter ou tenter se connecter sur le site ou un compte sans autorisation

L’utilisation du site maisondupeuple.be et protection des codes d’accès

Chaque coopérateur est responsable de maintenir la confidentialité de son mot de passe. Il est responsable de toutes les utilisations de son compte, qu’il l’ait ou non effectivement ou expressément autorisé.

Responsabilité

Chaque coopérateur est responsable de ses publications (posts, événements, articles,…).

Responsabilité en cas d’annulation d’un événement

En cas d’annulation d’un événement, il est du ressort du coopérateur d’en informer les utilisateurs du site maisondupeuple.be et de retirer son événement du site.

Concernant les publications dans l’espace « Tribune »

L’espace tribune est un espace dans lequel les coopérateurs ont carte blanche. Un agenda est décidé entre les coopérateurs pour décider du roulement.

Concernant l’adhésion de nouveaux partenaires-coopérateurs

Tout coopérateur peut parrainer un nouveau coopérateur. Les associations qui adhèrent à notre Charte et intéressés par notre démarche peuvent adresser une demande via le formulaire disponible sur le site.

Afin de simplifier l’adhésion de nouveaux coopérateurs, nous organiserons deux fois par an une réunion de présentation des nouveaux adhérents.

L’adhésion d’un nouveau coopérateur se fait à la condition que ce dernier prenne connaissance de la charte, marque son accord en la signant et qu’il fournisse toutes les informations nécessaires à la création de son profil sur le site.

Mail de contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Concernant l’utilisation du logo

Les coopérateurs sont invités à utiliser le logo de la maison du peuple sur leurs prospectus, flyers, site internet, ou tout document papier, numérique,…en lien avec les événements qu’ils promeuvent au travers du site maisondupeuple.be

Evaluation

Les coopérateurs se réunissent au minimum 2 fois par an afin d’évaluer l’outil. Chaque coopérateur s’engage à être présent ou représenté lors de ces concertations.

Le coopérateur qui contreviendrait aux règles précédemment décrites dans la Charte s'expose au retrait de son compte informatique ainsi qu'a des poursuites, disciplinaires et pénales, prévues par les textes Iégislatifs et réglementaires en vigueur. Les coopérateurs peuvent choisir de ne pas, ou de ne plus, collaborer avec un projet, si cette collaboration va à l'encontre de leurs valeurs fondamentales.

En ce qui concerne la page facebook

Une page Facebook « Maison du peuple virtuelle » existe. Chaque coopérateur est administrateur de cette page.

https://www.facebook.com/lamaisondupeuplevirtuelle 

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1070 Bruxelles
Tel: +32 2 535 79 22
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